Symétrie centrale
Géométrie Cours de mathématiques de 5e (cinquième) · chapitre 2 · Définition de la symétrie centrale · Propriétés de la symétrie centrale · Centre de symétrie
Version interactive : dans l'application, les points des figures se déplacent, les figures se construisent pas à pas à la règle et au compas et un quiz s'invente à chaque essai.
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Définition de la symétrie centrale
Symétrie centrale et demi-tour
Symétrique d'un point
Les petits traits sur [OA] et [OA'] indiquent qu'ils sont codés de même longueur : c'est ce qui prouve que O est le milieu de [AA'].
Propriétés de la symétrie centrale
Symétrique d'une droite
Symétrique d'un segment
Symétrique d'un polygone
Symétrique d'un cercle
Centre de symétrie
Lancez le demi-tour : l'hexagone tourne de 180° autour de O et vient se superposer exactement à sa position de départ.
Dans l'hexagone GHIJKL : G a pour symétrique J, H a pour symétrique K, et I a pour symétrique L par rapport à O. Ce polygone admet donc O comme centre de symétrie.
Autres exemples :
- Un parallélogramme WXYZ a pour centre de symétrie le point d'intersection O de ses diagonales [WY] et [XZ].
- Un triangle quelconque n'a pas de centre de symétrie. Un triangle équilatéral, lui, possède trois axes de symétrie, mais toujours aucun centre de symétrie.
draw Méthode
Dans l'application, cette méthode est animée étape par étape (règle, équerre, compas, rapporteur).
Construire le symétrique d'un point A, au compas et à la règle
Construire le symétrique d'un point dans un quadrillage
Construire le symétrique d'un segment dans un quadrillage
Construire le symétrique d'une droite dans un quadrillage
edit Exercices et rédaction
Rédaction type : « Construire le symétrique d'un point »
Donc A' est le symétrique du point A par rapport au point O.
Exercices
public Maths & la vie
Dans l'application, ces activités sont interactives : on dessine, on écoute, on joue.
Maths et musique
Le canon miroir
Pythagore et la corde qui chante (6e siècle av. J.-C.)
Selon la légende, Pythagore passe devant une forge et remarque que certains marteaux sonnent bien ensemble. Il étudie alors une corde tendue sur une caisse, le monocorde. S'il ne fait vibrer que la moitié de la corde (), il entend la même note, en plus aigu : c'est l'octave. Avec les de la corde, il obtient la quinte ; avec les , la quarte. Les sons qui « vont bien ensemble » correspondent à des fractions simples ! Pour les pythagoriciens, « tout est nombre », même la musique.
Au Moyen Âge, la musique est… une matière de maths
Dans les universités du Moyen Âge, on apprend quatre sciences des nombres, le quadrivium : l'arithmétique (les nombres), la géométrie (les figures), l'astronomie (les nombres dans le ciel)… et la musique (les nombres dans les sons). Un étudiant en musique calculait des rapports de longueurs de cordes bien plus qu'il ne chantait.
Écrire le rythme avec des fractions
Au 13e siècle, les musiciens inventent une façon d'écrire la durée des notes. Notre système vient de là : une ronde vaut deux blanches, une blanche deux noires, une noire deux croches… Chaque note dure la moitié de la précédente. En haut d'une partition, le chiffrage de la mesure s'écrit d'ailleurs comme une fraction : , , … Remplir une mesure, c'est faire une somme de fractions égale au chiffrage.
Bach, Mozart et les mélodies en miroir
Jean-Sébastien Bach (1685-1750) adorait les jeux mathématiques. Dans son Offrande musicale (1747), un canon à l'écrevisse fait entendre la même mélodie jouée en même temps à l'endroit et à l'envers : c'est une symétrie d'axe vertical. Dans L'Art de la fugue, des fugues « en miroir » se jouent aussi renversées, quand la mélodie monte, son image descend : une symétrie d'axe horizontal. On attribue même à Mozart un duo « de table » : les deux musiciens, assis face à face, lisent la même feuille, l'un à l'endroit, l'autre à l'envers, tournée d'un demi-tour : une symétrie centrale ! Et quand une mélodie revient, identique ou plus aiguë, le même motif a simplement glissé.
Mersenne mesure les sons (1636)
Le moine français Marin Mersenne, ami de Descartes, compte les vibrations d'une corde : plus une corde est courte, plus elle vibre vite et plus le son est aigu. Le nombre de vibrations par seconde s'appelle aujourd'hui la fréquence. Le la des musiciens vibre 440 fois par seconde (440 Hz) ; le la de l'octave au-dessus, 880 fois : deux fois plus. On retrouve la moitié de Pythagore : corde deux fois plus courte, fréquence deux fois plus grande.
Fourier et le son numérique
En 1822, Joseph Fourier montre que tout son, même celui d'un violon ou d'une voix, est une somme de sons purs. Aujourd'hui, un ordinateur fabrique de la musique avec des nombres : un CD enregistre 44 100 nombres par seconde. Les sons des méthodes animées de ce chapitre sont, eux aussi, calculés par l'ordinateur à partir des fréquences des notes.
history_edu Un peu d'histoire
Pour s'entraîner : quiz générés à chaque essai, figures manipulables et constructions animées.
Faire le quiz